Les radios en quête de profit hors antenne

Parce que les recettes publicitaires ne suffisent plus, les stations, Europe 1 et Radio Classique en tête, se diversifient pour trouver de nouvelles sources de revenus. 

Compilations musicales, coéditions de livres pratiques ou recueils des chroniques des starsde l’antenne, concerts, etc., les radios se lancent dans un vaste plan de diversification pour trouver de nouvelles recettes. Le phénomène n’est pas nouveau mais il s’amplifie, crise oblige. « La publicité n’est plus suffisante même avec une audience en forte hausse », explique Sébastien Lancrenon, directeur général adjoint et directeur de l’antenne de Radio Classique. « Pendant ce temps, les médias se multiplient, le développement de produits dérivés est une solution. Il permet d’assurer une situation bénéficiaire », renchérit Marc Gonnet, directeur du marketing et du développement d’Europe 1. Les deux stations privées mettent le pied sur l’accélérateur, l’antenne servant d’outil de promotion. Europe 1 mise sur les concerts. La station de la rue François 1er a réalisé en 2011 près de 10% de son chiffre d’affaires avec des opérations hors antenne contre quasiment aucune diversification il y a trois ans.

Pierre et le Loup : CD pour enfants racontés par Eve Ruggieri et édités par Radio Classique. Déclinaison en spectacles avec orchestre symphonique.

Les projets ne manquent pas. Un exemple : Europe 1 vient tout juste de relancer la marque Musicorama, ancienne émission à succès. La station avait imaginé un concert autour de La Maison bleue de Maxime Le Forestier au Grand Rex à Paris. Il a fallu en ajouter deux autres. Et cela nourrit l’antenne en même temps : vendredi dernier, l’un de ces concerts a été re transmis en direct sur les ondes de la station.

Source : Aujourd’hui en France

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